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  Afrique noire PRÉCOLONIALE
      domination sociale  et esclavage 
                        [ VIIIa ]

 
Bassin du Lac Tchad : 

Les
  Sao
       « Une civilisation
née de l'argile »

      Bassin  
         du
 
Lac Tchad  

 
     SAO  
   - VIe + XVIe s.    

 

BORNOU

--

KANEM

                 VIIIe -- XVIe s.    

 

      Musée de Gaoui (Gawi, Gahui),

cité Sao à 10 km au nord de la capitale du Tchad, N'Djamena.

          

gawi :  litt. : "fort" en arabe tchadien ; ma ka kânzia, en kotoko de Kousseri   (Lebeuf, 1965)

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Carte du bassin du Lac Tchad, aire Sao (basée sur Lebeuf, 1962 et Klee et al., 2004)

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Carte politique du bassin du lac Tchad, 1570-1600

Source : Gargari (@Gargaristan) / Twitter

B

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Carte de la région du lac Tchad, au croisement des cultures sahariennes et subsahariennes (basée sur Dewière, 2017).  

D

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Carte de la pénétration de l'Islam dans le Bilad-al-Sudan  (Gast, 2000)

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​

​Une forme d'égalitarisme

    autour du lac Tchad

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                                     Tête  féminine   

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           terre cuite incisée      H. 6.4 x L. 5.6 cm x P. 6.8 cm 

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     Culture Sao,  Wadjo, près de Kousseri, nord Cameroun

                                  vers - IXe - XIe siècle

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     don de Roger Gatau (administration coloniale) en 1949

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           Muséum d'Histoire Naturelle  de La Rochelle

                                           H. 1982 

                                                               

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A l'instar d'autres régions d'Afrique, orientale ou australe, la présence d'hominidés est attestée dans le bassin du lac Tchad depuis très longtemps, 7 millions d'années en l'occurrence pour l'homme de Tournaï, le plus vieux connu, puis 3,5 millions et demie d'années pour Abel, un australopithèque. Les traces humaines réapparaissent vers - 700.000 ans, qui ne signifient pas du tout que les régions concernées étaient alors vides d'habitant, et deviennent plus importantes au paléolithique moyen, entre - 170.000 et -150.000 ans  (Reounodji et al., 2014).  Cette longue histoire humaine ne nous concerne pas ici, car les premiers signes de domination et d'inégalités sociales par la distinction entre riches et pauvres, faibles et puissants, n'apparaissent qu'à la fin du paléolithique. Ce qui ne signifie pas, bien sûr une égalité dans tous les domaines avant cette période : ce sujet a été examiné dans le dossier Préhistoire.  Mais il nous a semblé utile, à ce stade de ce dossier sur l'Afrique noire, de rappeler aux lectrices et aux lecteurs que l'histoire des sociétés organisées, dont nous essayons ici de donner un aperçu des enjeux de pouvoir, de domination et de richesse, n'est qu'un long aboutissement d'une très longue histoire humaine dont nous ne pouvons saisir que quelques bribes, au travers des vestiges archéologiques.

Les premières sociétés néolithiques connues au sud-ouest du lac Tchad sont le fait de sociétés agro-pastorales qui seraient les ancêtres des Sao (Seu, Saou, Sow, So So, etc.) auxquels se rattachent aujourd'hui, entre autres, les populations Kotoko et Kanouri (Lange, 1989), ce dont nous pouvons douter, nous le verrons.  Réunies sous le terme de culture Gajiganna, nom du village du nord du Nigéria au nord de Maiduguri (cf. carte A), elles s'installent dans les yaérés (plaines inondables ou plaines firki)  du lac Tchad ou des rives du Chari-Logone (frontières du Cameroun et du Tchad, cf. carte A), vers - 3800, bâtissant des villages vers - 3500/3000  (Mallet et Vernet, 2013 ; Reounodji et al., 2014), et commençant à domestiquer, entre autres, différentes graminées (Poacées), principalement le millet perlé ou mil (pennisetum glaucum) et du riz sauvage (Oryza barthii, O.  longistaminata), que certains chercheurs datent plutôt au début de la période qu'ils appellent Final ou Later Stone Age ("Age de pierre tardif"), qui voit apparaître les dernières industries lithiques des régions concernées, en l'occurrence 1800-800 pour le bassin du lac Tchad, dates qu'ils font correspondre à la culture Gajiganna (Klee et al., 2004). On voit ici que les spécialistes du sujet, face à la complexité de la question, diffèrent dans leurs interprétations.  Nous ne pouvons nous attarder ici sur cette question qui sort du cadre de notre sujet, mais il nous semblait utile d'évoquer quelque peu la formation des premiers peuplements dans le bassin du lac Tchad,  vu l'écheveau complexe du tissu social en question, pour avoir ensuite une idée plus claire sur les réalités sociales de la région. â€‹

yaéré et firki   :  "Les Yaérés sont des formations végétales submergées par les crues du Logone, au Tchad et au Nord-Cameroun. Elles se développent sur les argiles noires sahéliennes et soudaniennes se craquelant à la dessiccation. Cela donne un paysage de mosaïques formations boisées -formations herbacées. Les zones exondées, plus éloignées de l’influence des crues sont colonisées par des formations steppiques zonales à Acacia seyal et Balanites aegyptiacaKaral » ou « Firki ») ou à Acacia nilotica nilotica dans les dépressions" (Spichiger, 2010) 

 

C'est dans les yaérés que sont élevés progressivement des tells ou buttes dits anthropiques, formés par l'accumulation des vestiges d'habitats successifs, de torchis et de briques crues (Lebeuf, 1969), les protégeant sans doute des crues  (Bouimont, 1994). A Daïma (Nigéria), on trouve des buttes de 250 par 170 mètres (Treinen-Claustre et Connah, 1982), mais certaines, à Goulfeil (Goulfey, Cameroun) ou Makari (Makary, Cameroun, cf. carte A), s'étendent sur 500 ou près d'un km de long. Occupées inégalement, certaines comme Mdaga, au Tchad (carte A), seront habitées entre le Ve siècle avant notre ère jusqu'au milieu du XIXe siècle, soit "2400 ans de présence humaine environ" (Lebeuf, 1980). Sur ces buttes, s'installent des populations vivant d'agriculture, de chasse (à l'arc et à la sagaie) et de pêche. Des centaines d'entre elles ont été répertoriées, dont les plus anciennes ont été datées du IXe au Ve siècle avant notre ère (Lebeuf, op. cité), moment où apparaît l'âge l'âge du fer selon les sites (-500 - 200).  Ces buttes ont été attribuées pour la plupart à des populations toujours entourées d'un épais mystère, regroupées sous le nom de Sao, cette "civilisation née de l'argile", selon la formule de l'ethnologue Marcel Griaule  (Les Sao légendaires, Editions Gallimard, Hors série Connaissance, 1943).  Ces hommes ceindront leurs villages de hautes murailles défensives en terre crue à partir des XIIe-XIIIe siècles (Lebeuf, 1980).  Comme dans beaucoup d'autres cultures, chez les Sao, et les Kotoko après eux, le choix de l'emplacement des buttes anthropiques, de la longueur ou la hauteur des murailles, etc., était entouré de différents rituels, mais aussi de sacrifices, comme l'emmurement d'un couple de jeunes gens (qu'on retrouve, là encore, chez beaucoup de peuples), toutes sortes de pratiques après lesquelles seulement on pouvait procéder au partage des terres habitables et cultivables (Makrada Maïna, 2017). 

 

Pour les Kotoko actuels de Goulfeil, le mot "sao" viendrait justement d'un mot kotoko : "sawe", qui veut dire muraille, mais on trouve aussi saw-ay ou sawo, qui veut dire "épine", ou encore "succès", "victoire" (op. cité). Pendant qu'on dressait des murailles, se généralisait la pratique d'inhumation dans les jarres (connue aussi du Moyen-Orient), dans lesquelles on a trouvé, en particulier à Mdaga, des statuettes, des figurines animales ou anthropomorphiques, représentant pour une part des ancêtres, mais aussi des bracelets, des pots, des labrets, etc. 

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                       Cimetière sao,

fouilles d'Annie et Jean-Paul Lebeuf,

               et de Marcel Griaule,

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     Midigué, Tchad (carte A), 1950.

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A droite :  double jarre, celle du bas

contenant le défunt est recouvert

d'une autre.

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Les tombes retrouvées avant la première moitié  du premier millénaire ne présentent pas de distinction sociale notable (exemple au Nigéria à Zilum, Kursakata ou Daima, dans l'ancien Bornou/Borno), à l'exception de quelques perles d'amazonites ou de cornaline trouvées sur différents sites répartis dans les actuels Nigéria (Zilum) ou Cameroun (Houlouf, Aissa Dugjé, Doulo Izgawa, Ghwa/Gwa Kiva : cf. carte A), liés au commerce international des Garamantes* (v. - 1000 à + 700), s'il faut en croire les auteurs romains (Maceachern, 2019). Le sud du lac Tchad semble donc un des rares endroits en Afrique où une forme d'égalitarisme social a perduré très longtemps, puisque nous avons vu qu'au Soudan ou en Egypte, ce n'était déjà plus le cas au milieu du IIIe millénaire avant notre ère (cf. Afrique noire I, Antiquité). Cette situation a sans doute profité aux Garamantes jusqu'à la disparition de l'état garamantien, qui s'y approvisionnait en esclaves (op. cité).  

​

cf. carte générale du Royaume des Garamantes dans "Les Berbères, entre Carthage et Rome". 

 
Le développement
des
hiérarchies sociales


Au détour du milieu du premier millénaire de notre ère, les sociétés  Sao changent totalement de physionomie, si l'on en juge la soudaine profusion de biens exotiques (perles de verre et de cornaline en particulier), d'ornements (bracelets, colliers, etc.) en cuivre, bronze, fer, comme à Daima (Daima III, 700-1200), au Nigéria, Mdaga ou Houlouf (Cameroun), dont un certain nombre enrichit les tombes et qui témoigne de la constitution d'une forme hiérarchique, de rangs sociaux  (Maceachern, 2019)Plus d'une douzaine de squelettes de chevaux ont été trouvés à Aissa Dugjé (vers 600-780), pour certains mis délibérément en sépulture, et différents autres dans les montagnes Mandara (cf. carte A), ce qui ne peut alors  être le fait que d'individus de rang élevé et qui indique probablement un développement accéléré de la hiérarchisation sociale. On ne peut pas ne pas penser au fait que le cheval soit l'outil principal du commerce esclavagiste au sud du bassin du lac Tchad, que les auteurs arabes sont les premiers à relater, nous le verrons, comme pour l'ensemble de l'Afrique islamisée. Cependant, il s'agit ici  de chevaux de petite taille, de poneys, qui étaient beaucoup en usage dans le Bilad al-Sudan ("pays des noirs"), selon les auteurs arabes. En 1068, Al-Bakri s’étonnera par exemple de la taille réduite des chevaux d'apparat devant le trône du roi du Ghâna (Cuoq, 1975).   

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Aissa-Dugjé,  Cameroun,

 tombe équine,

600-780

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Timbre du Tchad, un des cinq bracelets anthropomorphes en bronze sao ( v. Xe-XVIe siècle), découverts par J-P Lebeuf en 1962 à Gaoui.​

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Nous aurions aimer compter sur le tout premier des témoignages connus des littérateurs arabes ayant visité la région au moment même où les Sao développaient leurs hiérarchies sociales, mais la Configuration de la Terre  (وضع الأرض, Surat al-Ardh, 977), du géographe Mohammed Abul-Kassem ibn Hawqal, dont les voyages se situent entre 943 et 969, est très vague sur les populations du sud du lac Tchad, qualifiées de "païens et féticheurs", qui pourraient être tout à la fois des Kanembu (Kanembou, du Kanem), Kanuri (principalement du Bornou), Mandara ou Sao/Kotoko. Par ailleurs, Ibn Hawqal prétend que l'eau est rare dans la région et les pâturages introuvables, alors que beaucoup de cours d'eau se  jettent dans le lac Tchad, ce qui fait vraiment douter de ses connaissances (Makrada Maïna, 2017). Rappelons ici, cela a déjà été évoqué, que beaucoup de géographes travaillaient alors à partir d'ouvrages divers bien plus que par des voyages personnels dans les pays concernés, que beaucoup de littérateurs n'avaient jamais accomplis. 

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             Statue squelettique   

​

       bronze, alliage de métaux et

    pierre volcanique (pouzzolane)     

 

             H. 31.5  cm 

​

   Culture Sao, v. XIIe-XVe siècle

​

      Collection particulière

                                             

                                                               

 On peut ainsi évoquer Giovanni Leone Africano (Leo Africanus, Leon l'Africain), né Hassan al-Wazzan (al-Hasan ibn Muhammad al-Zayyati al-Fasi al-Wazzan), en 1488, dans l'Andalousie musulmane (Al-Andalus), à Grenade, qui, lui non plus, n'a probablement jamais mis les pieds dans la région, et dont des chercheurs ont étudié la fameuse Description de l'Afrique  et relevé bon nombre d'erreurs (Fauvelle-Aymar et Hirsch, 2009). Il évoque des populations habitant "à côté d'un très grand lac autour duquel vivent des peuplades de Seu (Sao) et de Gorrhan" (Léon L'Africain, op. cité), et du  royaume du Bornou, ennemi des Sao. â€‹
​

Description de l'Afrique   :   Manuscrit achevé en 1526, portant le titre : "La cosmographia & geographia de Affrica", conservé à la Biblioteca Nazionale Centrale di Roma (Ms. Vitt[orio]. Em[anuele II]. 953). L'ouvrage sera publié en toscan en 1550 sous le titre "Della descrittione dell'Africa et delle cose notabili che ivi sono", dans la célèbre compilation encyclopédique de Giovanni Battista Ramusio, "Delle navigationi et viaggi" (3 volumes 1550, 1556 et 1559, Venetia, Stamperia de Giunti), puis en 1556 en latin et en français : cf. plus bas le titre complet.  

Seu   :   Lorenzo Giovani d’Anania, géographe vénitien parlera de "Sauo", comme une autre orthographe de "Seu" : "« Sauo », Ch'altri han detto « Seu »L'Universale fabbrica del Mondo, ovvero Cosmografia (1582).

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Art Sao,

timbres du Tchad,

fouilles d'Annie

et

Jean-Paul Lebeuf,

1963

​"Ce Royaume est gouverné par un puissant Seigneur, qui est de l’origine de Bardoa, peuple de Libye, & tient environ troys mille chevaux, & de fantes [fantassins, NDR] tel & si grand nombre, qu'il luy plaît, pour ce que tout le peuple est dédié à son service, et en use comme bon luy semble, sans toutefois imposer aucun subside ny tribut, hors mis qu'il leve la decime des fruits provenans de la terre, & n'a autre revenu qu'à dérober & voler ses voisins, qui luy sont ennemis, lesquels habitent outre le désert de Sea [Seu, Sao NDR], qu'ils traversoyent anciennement à pied en nombre infiny, courans tout le Royaume de Borno, là où ils deroboyent, & enlevoyent ce qu'ils pouvoyent avoir. Mais ce Roy-ci a tant fait avec les marchans de Barbarie, qu'ils luy amenent des chevaux, leur donnant pour cheval quinze ou vingt esclaves en échange. Par ce moyen il donne bon ordre de faire des courses sur ses ennemys & fait attendre les marchans en délayant leur payement, jusques à son retour, qui est le plus souvent retardé de deux ou troys moys" (Léon L'Africain, op. cité, première édition française : "Historiale Description de l'Afrique, tierce partie du monde, Contenant ses Royaumes, Regions, Viles, Cités, Chateaux & forteresses : Iles, Fleuves, Animaux, tant aquatiques que terrestres : coutumes, loix, religion et façon de faire des habitãs, avec pourtraits de leurs habis, ensemble autres choses memorables &   singulieres nouveautés, Escrite de nôtre tems par Jean Leon, African, premierement en langue Arabesque, puis en Toscane  [toscan : "La Cosmographia de l'Affrica...", NDR] & à present mise en François. Plus, cinq Navigations au païs des Noirs, avec les discours sur icelles, comme verrés en la page suivante. A Lyon, par Jean Temporal, 1556, Avec privilege du Roy", Tome Premier, p. 330)​

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                        BIBLIOGRAPHIE 

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BOUIMONT Tchago, 1994, "La métallurgie ancienne du fer dans le sud du Tchad. Projection archéologiques, sondages", thèse de doctorat soutenue à l'Université d’Abidjan. 

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CUOQ Joseph, 1975, "Recueil des Sources Arabes concernant le Bilad al-Sudan depuis le 8e siècle jusqu’au 16e siècle",  Paris,  éditions du CNRS (thèse de l’Université de Paris I, 1973)

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DEWIÈRE, Rémi, 2017, "Du lac Tchad à la Mecque : Le sultanat du Borno et son monde (xvie - xviie siècle)", Paris, Éditions de la Sorbonne.

http://books.openedition.org/psorbonne/30160

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FAUVELLE-AYMAR  François-Xavier et HIRSCH Bertrand, 2009,  "Le « pays des Noirs » selon Léon l'Africain : géographies mentales et logiques cartographiques", in "Léon l'Africain", direction François Pouillon, avec Alain MessaoudiDietrich Rauchenberger,  Oumelbanine Zhiri, éditions Karthala, pp.83-102, 

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GAST Marceau, 2000,  "Huwwâra,  Houuara,  Houara,  Hawwâra",  article de l'Encyclopédie Berbère 23 | 2000,  Hiempsal - Icosium. 

https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/1612

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https://www.researchgate.net/publication/226310746_Four_thousand_years_of_plant_exploitation_in_the_Lake_Chad_Basin_Nigeria_part_III_Plant_impressions_in_potsherds_from_the_Final_Stone_Age_Gajiganna_Culture

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LANGE Dierk, 1989, "Préliminaires pour une histoire des Sao",  The Journal of African History  30/2 : 189-210.

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LEBEUF Jean-Paul, 1962, "Archéologie tchadienne : les Sao du Cameroun et du Tchad, Paris, Editions Hermann.

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LEBEUF Jean-Paul, 1965, "Bracelets anthropomorphes de Gaẅie (Tchad)", article du Journal de la Société des Africanistes, tome 35, fascicule 1. pp. 7-10.

https://www.persee.fr/doc/jafr_0037-9166_1965_num_35_1_1389

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LEBEUF Jean-Paul, 1969, "Carte archéologique des abords du lac Tchad (Cameroun, Nigeria, Tchad), Paris, Centre national de la Recherche scientifique (CNRS), 2 vol. sous emboîtage : 1e partie, texte : 171 p. ; 2e partie, cartes : 5 cartes noir, 6 cartes dépl. coul.

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LEBEUF Jean-Paul, 1980, "Travaux archéologiques dans les basses vallées du Chari et du Logone (1936-1980)", In :  Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 124e année, N°4, pp. 636-656.

https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1980_num_124_4_13776

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MACEACHERN Scott, 2019, "Burial Practices, Settlement and Regional Connections around the Southern Lake Chad Basin, 1500 BC–AD1500"  

https://www.researchgate.net/publication/333922753_Burial_Practices_Settlement_and_Regional_Connections_around_the_Southern_Lake_Chad_Basin_1500_BC-AD_1500

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MAKRADA MAÏNA Manga, 2017, "La problématique sao : Entre civilisation, mythologie et construction de l’histoire",  Thèse de doctorat d'Histoire soutenue à l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne le 13 novembre 2017. 

​

MALLET Jean et VERNET Robert, 2013, "Peuples et évolution climatique en Afrique nord-tropicale, de la fin du Néolithique à l’aube de l’époque moderne", Revue Afrique, 04 | 13. 

https://journals.openedition.org/afriques/1209

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REOUNODJI Frédéric, SYLVESTRE Florence, SAIBOU Issa, RANGÉ Charline, AMADOU Boureïma, 2014,  “Histoire du peuplement et logiques de mobilité”, In Lemoalle J., Magrin G. (dir.) : "Le développement du lac Tchad. Situation actuelle et futurs possibles", Marseille, IRD (Institut de Recherche pour le Développement), Editions, coll. Expertise collégiale : 139-177. 

https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers16-01/010063410.pdf

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SPICHIGER, Rodolphe, 2010, "Végétations sèches des ceintures sahéliennes et soudaniennes du Sénégal à Djibouti" In : Le projet majeur africain de la Grande Muraille Verte : Concepts et mise en œuvre"  DIA, Abdoulaye (dir.) ; DUPONNOIS, Robin (dir.)., Marseille, IRD Éditions. 

http://books.openedition.org/irdeditions/2159

​

TREINEN-CLAUSTRE Françoise et CONNAH Graham, 1982, "Three thousand years in Africa", In: Journal des africanistes, tome 52, fascicule 1-2. pp. 195-198.

https://www.persee.fr/doc/jafr_0399-0346_1982_num_52_1_2137_t1_0195_0000_2

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