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Révolution Française [6c]
L'Ouverture des États Généraux
5 mai 1789
Introduction : La misère, partout.
De nombreuses autres régions de France continuent d'être touchées par différents mouvements populaires, principalement causés par la faim :
"Dans les quatre mois qui précèdent la prise de la Bastille, on peut compter plus de trois cents émeutes en France. Il y en a de mois en mois, et de semaine en semaine, en Poitou, Bretagne, Touraine, Orléanais, Normandie, Ile-de-France, Picardie, Champagne, Alsace, Bourgogne, Nivernais, Auvergne, Languedoc, Provence."
Hippolyte Taine, "Les origines de la France contemporaine" (publié de 1876 à 1893 en six volumes), Volume III, "La Révolution — L'Anarchie", Livre I, chapitre 1, § 3, Paris, Hachette 1878.
A Amiens, la situation restait très difficile depuis plusieurs années déjà, et au lieu de répondre à la misère, le pouvoir renforçait la centaine de fantassins déployés déjà en automne 1788 par des détachements de cavalerie (Archives communales d'Amiens, BB. 98, Registre des délibérations de l'échevinage, 1788-1789, f°19 v°, Assemblée du 24 septembre 1788). Pendant l'hiver 1788/89, "la crise économique plongea brutalement nombre de familles ouvrières dans un extrême dénuement." (Engrand, 1984). Pour huit livres, Le pain le moins cher, le pain bis, valait 10 sols, entre janvier et mai 1788, 15 sols en septembre, 18 sols et 6 deniers en mars 1789 et enfin, 24 sols en juin (Archives communales d'Amiens, Dossiers de la Révolution, 3 I (7) 1, Registre aux causes de police, 27 juillet 1786- 20 avril 1793). On chercha à occuper les ouvriers sans emploi à des travaux d'intérêt public, comme réparer des chemins vicinaux : "Aux travaux de charité, en janvier 1789, ils se présentèrent les sabots aux pieds, les vêtements en lambeaux sans autre ressource pour lutter contre le froid que de se couvrir « du jupon de leur femme ou de la couverture de leur lit »" (Engrand, 1984). Du 28 au 30 avril, la colère est à son comble et des émeutes se produisent. On pille des magasiniers, des boulangers, ou on les oblige à vendre le pain à bas prix. Pour calmer la situation, les officiers municipaux distribuèrent du pain, rouvrirent des ateliers de charité qui avaient été fermés (op. cité). En mars, à Reims, "artisans, ouvriers et paysans exigent la baisse du prix du pain et troublent l'assemblée électorale du Tiers" (Guicheteau, 2014). En Bourgogne, en avril, "la municipalité d'Autun ne reçoit pas le blé qu'elle a acheté à Saint-Andeux en Auxois, les gens de Saulieu et d'Arnay-le-Duc ayant tout fait pour l'empêcher de passer." (Sagnac, 1910). Et à Saulieu, justement, au même moment, "le sieur Buniot, qui avait été chercher du blé dans le pays d'Epoisses, est arrêté ; ses sacs sont percés ; et il est forcé de donner à la populace sa marchandise à perte, « fort heureux d'avoir sauvé sa vie »." (op. cité). A Orléans, "en mars et avril 1789, ce sont des troubles en permanence" (op. cité). "Le 20 avril, le baron de Bezenval [Besenval, NDA], commandant militaire des provinces du centre, écrit : Je renouvelle à M. Necker un tableau de l'affreuse situation de la Touraine et de l'Orléanais ; chaque lettre que je reçois de ces deux provinces est le détail de trois ou quatre émeutes à grand peine contenues par les troupes et la maréchaussée" (Taine, op. cité). En avril, toujours, comme dans de très nombreux endroits de France, c'est la cherté du pain qui pousse les pauvres à se soulever à Besançon, mais aussi la résistance acharnée des aristocrates, qui s'arc-boutent sur leurs privilèges. La foule attaque la voiture de blé de la boulangère Leschère, roue de coups la femme, sauvée par des cavaliers de la maréchaussée (cf. Jean étienne Laviron, "Annales de ce qui s'est passés de plus Remarquable dans la Ville de Besançon pendant la Révolution en 1789 — Vive Marie conçue sans péché", Ms 1638, Bibliothèque municipale de Besançon : TEXTE INTEGRAL DU MANUSCRIT).
D'ailleurs, le 24 avril, la disette y cause une émeute frumentaire (Guicheteau, 2014). "Beaucoup de Picards à la veille de la réunion des États généraux étaient donc préoccupés par la faim et par le pain quotidien qui manquait cruellement . Cette triste situation favorisa, entre autres, à partir du mois de mai 1789 un puissant soulèvement agraire des paysans du Vermandois et de la Thiérache." (Slimani, 2012). Du pesage contestable des grains au pillage des réserves de particuliers, les révoltes contre la faim à Saint-Avold, les 11 et 12 mai 1789, ressemblent peu ou prou aux autres émeutes de la faim. Mais on ne voit pas partout des Mathias Steinmetz faire revenir à la ville "101 quartes de blé qu'il avait stockées dans des fermes à l'extérieur de la ville", ni de nombreux bourgeois vendre des grains aux boulangers (Martin et Flaus, 1989). De mauvaises récoltes dans les régions du Nord "entraînent des difficultés d’approvisionnement et provoquent la disette, augmentant encore la précarité des conditions de vie de la population. A Armentières, comme à Lille, Hazebrouck, Hondschoote, Bergues ou Dunkerque, on pille les boulangeries. Des troupes occupent notre cité de mai à septembre 1789 afin de maintenir un calme qui restera cependant précaire. Le 22 juin 1789, la populace assiège deux bateaux chargés de blé et en exige la vente immédiate" (Fernagut, 2000). "Le 28 mai, le parlement de Rouen annonce des pillages de grains, de violentes et sanglantes mêlées où beaucoup d'hommes, des deux côtés, ont péri, dans toute la province, à Caen, Saint-Lô, Mortain, Granville, Évreux, Bernay, Pont-Audemer, Elbeuf, Louviers, et encore en d'autres endroits." (Taine, op. cité). Dès la fin du mois de juin à Saint-Etienne "un comité, constitué de représentants des trois ordres, est mis en place pour aider les échevins à maintenir la sécurité publique mais devant son inefficacité un second comité est formé en septembre" (Rojas, 2014). Etc. etc.
L'Accomplissement du vœu de la nation : vue de la procession de l'ouverture des Etats-généraux sortant de Notre-Dame pour aller à St Louis, prise de la place Dauphine, à Versailles, le 4 may 1789, eau-forte, col. ; 29,5 x 59,5 cm, Paris, chez Tardieu, 1789, BNF.
Ouverture des États généraux
Les communes : un bras de fer
Le 5 mai 1789 s'ouvrent les Etats Généraux, à l'hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles, et le directeur générale des Finances prononce un discours comptable, bien policé, qui est loin des dénonciations d'injustice et d'inégalités affirmées par Maximilien Robespierre dans son adresse à la Nation Artésienne ("A la Nation Artésienne, Sur la nécessité de reformer les Etats d'Artois", dite "L'adresse à la Nation artésienne", 1789, bien qu'il ait réservé quelques lignes aux "hommes du peuple que la crainte de l'indigence a rendus laborieux, et qui, dans l'abandon d'une douce confiance, ont déposé entre les mains de leur Roi, à l'abri de sa probité et de son amour, le fruit des travaux pénibles de toute leur vie, et l'espoir longtemps acheté de quelque repos dans les jours de la vieillesse et des infirmités qui l'accompagnent." (Discours de Jacques Necker, ministre des finances, lors de la séance du 5 mai 1789, Archives Parlementaires de 1787 à 1860 - Première série (1787-1799) Tome VIII - Du 5 mai 1789 au 15 septembre 1789, p. 9). Paroles de circonstances, le banquier suisse Necker n'a pas grand chose à voir avec la défense des plus humbles, nous l''avons montré, et nous en verrons un nouvel aspect un peu plus loin. Elles rappellent tous les propos des premiers libéraux sur le bonheur du peuple, hypocrites et mensongers, nous l'avons aussi déjà examiné. Et cela est encore vrai ce jour-là. Pourquoi les ministres Necker et Barentin (Charles-Louis-François de Paule de Barentin, 1738-1819, garde des sceaux) réclament-ils fermement aux députés à résoudre les problèmes de la France en quelques jours et pourquoi les nobles et les clercs s'appliquent-ils avec zèle à ce mouvement de précipitation ? Les députés du Tiers comprennent aisément la manigance : "Évidemment, ce délai intenable est rapidement identifié comme une manière de limiter les États généraux à une assemblée traditionnelle et à une consultation purement formelle, visant à résoudre la question fiscale." (Mazeau, 2016). D'ailleurs, pour Barentin, la situation est simple : le roi "a tout écouté avec bienveillance : les demandes justes ont été accordées". (Discours du ministre M. de Paule Barentin, garde des sceaux, lors de la séance du 5 mai 1789, Archives Parlementaires de 1787 à 1860 - Première série (1787-1799) Tome VIII - Du 5 mai 1789 au 15 septembre 1789, p. 3-4). Pour le reste, ce sont des "chimères pernicieuses aux principes de la monarchie" (op. cité). Une façon de dire que beaucoup d'idées contenues dans les Cahiers de Doléances sont "ces innovations dangereuses que les ennemis du bien public voudraient confondre avec ces changements heureux et nécessaires qui doivent amener cette régénération, le premier vœu de Sa Majesté.. L'histoire ne nous a que trop bien instruits des malheurs qui ont affligé notre royaume dans les temps d'insubordination et de soulèvement contre l'autorité légitime." (op. cité).
Ouverture des États généraux à Versailles
(Salle des Menus-Plaisirs)
Charles Monnet (1732 -1819), dessinateur
et peintre du Roi.
Isidore Stanislas Helman (1743-1836), graveur
de l'Académie des Arts de Lille en Flandre
Eau forte et burin coloriée
Vers 1789
BNF,
Département des Estampes et de la Photographie,
RESERVE QB- 370 (1) -FT 4
Les nobles et le clergé conservateurs veulent conserver la division de l'assemblée et le vote par ordre, alors le Tiers refuse cette assemblée de corps et réclame le vote par tête et une "Assemblée nationale", "Assemblée de représentants des communes", et bientôt "les communes" : "..en envisageant les communes comme le peuple, la nation, et les autres ordres comme des classes sous sa protection, sous sa sauvegarde, mais forcées de lui obéir" (Journal d'Adrien Duquesnoy, député du Tiers état de Bar-le-Duc, sur l'Assemblée constituante, 3 mai 1789 - 3 avril 1790, Tome 1, 3 mai - 29 octobre 1789, Paris, Alphonse Picard et Fils, 1894, p. 76). Puisque personne ne rejoint les communes, le Tiers ajourne la première séance du 6 mai. Pendant une dizaine de jours, c'est "plutôt une cohue qu'une assemblée" ("Le Point du jour, ou résultat de ce qui s’est passé la veille aux États généraux", samedi 9 mai 1789 : quotidien de Barère lancé le 4 mai 1789, et qui paraît jusqu'en octobre 1791 : "Le Point du jour, ou Résultat de ce qui s'est passé la veille à l'assemblée nationale").
Le 18 mai Mirabeau, élu du Tiers à Aix-en-Provence, après un désaveu cinglant de la noblesse lors de sa candidature à la députation de son ordre, joue comme elle a carte de la peur, en accusant Le Chapelier, qui propose de déclarer "Assemblée nationale" la seule assemblée des communes présente, de courir à "une dissolution qui livrerait la France aux plus terribles désordres" (Suite de la discussion des motions tendant à opérer la réunion des trois ordres, lors de la séance du 18 mai 1789, "Archives Parlementaires..." op. cité, Tome VIII , ).
C'est un argument récurrent des élites, que de remettre trop en cause les institutions, prendre beaucoup de temps au débat contradictoire, c'est aller vers la confusion et le désordre. Le 22 mai, la noblesse, par la voix d'un noble peu orthodoxe, partisan de la Révolution, du Tiers comme fondement de l'Etat, contre la noblesse héréditaire, affirme "la renonciation de la noblesse à ses privilèges pécuniaires" (Archives Parlementaires, op. cité). On est très loin d'un consensus général, et le rapporteur de la séance note : "Cette motion trouve des contradicteurs qui sont fondés sur ce que cette renonciation ne peut être générale et indéfinie ; qu'il sera nécessaire de la particulariser".
Pendant ce temps, le roi Louis XVI "semble de plus en plus absent et dépassé, au sens propre, par la vitesse des événements" (Mazeau, 2016). Il déclare deux mois de deuil national après la mort du jeune dauphin, le 4 juin et le député Bailly n'arrive pas à lui rendre compte de la situation, "car celui-ci continue d'aller à la chasse" (op. cité).
Revenons un moment à Necker, par le biais de son épouse, Suzanne Curchod, la mère d'Anne-Louise Germaine, devenue depuis trois ans Madame de Stael. Elle fait partie d'un certain nombre de femmes animant des cercles libéraux (pour l'économie) mais néanmoins très conservateurs du point de vue de la morale (très hostiles au divorce), et très actifs sur le plan politique depuis l'annonce de la réunion des Etats Généraux, bien décidées à les saboter. Mme Necker a probablement écrit "une foule de libelles en forme d’apologie de son mari" (Blanc, 2006). Elle accueillit des personnalités comme Sieyès, Condorcet ou Talleyrand. Du côté de la Cour royale, Madame de Polignac, entourée de sa belle soeur, Diane, de la comtesse Brunet de Neuilly ou de la comtesse d'Ossun réunissaient sociétés et coteries ultra à l'hôtel Fortisson à Versailles pour leurs "manoeuvres" antirévolutionnaires (Blanc, 2006). La comtesse de Brionne, quant à elle, "fut ainsi accusée d’avoir perçu des fonds importants de la Liste civile pour faire échouer la réunion des États généraux".
Quand Madame de Stael essaie de tirer des enseignements de la Révolution Française, son aveuglement idéologique lui fait attribuer aux passions toute la responsabilité dans le bonheur ou le malheur des gens, dans la sphère privée ou publique, sans une seule réflexion sur les inégalités dus à la naissance :
"Les passions, cette force impulsive qui entraîne l'homme indépendamment de sa volonté, voilà le véritable obstacle au bonheur individuel et politique. Sans les passions, les gouvernemens seraient une machine aussi simple que tous les leviers dont la force est proportionnée au poids qu'ils doivent soulever, et la destinée de l'homme ne serait composée que d'un juste équilibre entre les désirs, et la possibilité de les satisfaire. Je ne considérerai donc la morale et la politique que sous le point de vue des difficultés que les passions leur présentent; (…) Avant d'aller plus loin l'on demanderait, peut-être, une définition du bonheur; le bonheur tel qu'on le souhaite, est la réunion de tous les contraires, c'est pour les individus, l'espoir sans la crainte, l'activité sans inquiétude, la gloire sans la calomnie, l'amour sans l'inconstance, l'imagination qui embellirait à nos yeux ce qu'on possède, et flétrirait le souvenir de ce qu'on aurait perdu; (…) le bonheur sur lequel la réflexion et la volonté de l'homme peuvent agir, ne s'acquiert que par l'étude de tous les moyens les plus sûrs pour éviter les grandes peines. C'est à la recherche de ce but que ce livre est destiné."
Mad. la Baronne Stael de Holstein, "De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations". Lausanne, 1796, p. 10 et 14.
Madame de Stael, c'est aussi l'incarnation d'un féminisme bourgeois, pour sa classe, une héritière des Lumières, pour tout ce qui touche à la culture et à la liberté des privilégiés, et qui conserve comme l'ensemble des gens de son milieu, une indifférence dédaigneuse à l'égard du petit peuple :
"Dès qu’une femme est signalée comme une personne distinguée, le public en général est prévenu contre elle. Le vulgaire en juge jamais que d’après certaines règles communes, auxquelles on peut se tenir sans s’aventurer. Tout ce qui ressort de ce cours habituel déplaît d’abord à ceux qui considèrent la routine de la vie comme la sauvegarde de la médiocrité. Un homme supérieur déjà les effarouche ; mais un femme supérieure, s’éloignant encore plus du chemin frayé, doit étonner, et par conséquent importuner davantage. Néanmoins, un homme distingué ayant presque toujours une carrière importante à parcourir, ses talens peuvent devenir utiles aux intérêts de ceux même qui attachent le moins de prix aux charmes de la pensée. L’homme de génie peut devenir un homme puissant, et, sous ce rapport, les envieux et les sots le ménagent ; mais une femme spirituelle n’est appelée à leur offrir que ce qui les intéresse le moins, des idées nouvelles ou des sentimens élevés : sa célébrité n’est qu’un bruit fatigant pour eux."
Mme de Staël-Holstein, "De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales", Tome Second, Paris, chez Maradan, 1800, pp. 154-155
cercles : On ne désigne pas encore ce type d'assemblées par le mot "salon", ce sera une acception du XIXe siècle. Ce mot est alors "utilisé pour désigner les expositions de peinture de l’académie royale, de la jeunesse ou de la correspondance etc. On trouve aussi un Salon des arts - club réunissant des amateurs de peinture dans les galeries du Palais Royal - ou le « Salon Français » qui n’était pas un cercle mondain comme le suppose Antoine Lilti, Le monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIe siècle, Fayard, 2005, mais un club d’activistes contre-révolutionnaires."
Plusieurs conférences de conciliation se succèdent et échouent. Le 13 et le 14 juin, une dizaine de curés rejoignent les communes. Le 17 juin, le doyen de l'Assemblée déclare :
"La dénomination d'Assemblée nationale est la seule qui convienne à l'Assemblée dans l'état actuel des choses, soit parce que les membres qui la composent sont les seuls représentants légitimes et publiquement connus et vérifiés, soit parce qu'ils sont envoyés directement par la presque totalité de la nation, soit enfin parce que la représentation étant une et indivisible, aucun des députés, dans quelque ordre ou classe qui soit choisi, n'a le droit d'exercer ses fonctions séparément de la présente Assemblée."
BIBLIOGRAPHIE
ENGRAND Charles, 1984, "Mendier sa vie au XVIIIe siècle : de la résignation à la révolte (Amiens, 1764-1789)", article de la Revue du Nord, tome 66, n°261-262, Avril-septembre 1984. "Liber Amoricum. Mélanges offerts à Louis Trenard", pp. 515-529.
FERNAGUT Alain, 2000, "L'EPSM Lille-métropole à travers le temps", Editions 'EPSM Lille-métropole.
https://www.epsm-lille-metropole.fr/sites/default/files/2019-10/historique.pdf
GUICHETEAU Samuel, 2014, Les ouvriers en France.1700-1835, Paris, A. Colin, Collection U,
MARTIN Philippe et FLAUS Pascal, 1989, "À la croisée des temps anciens et nouveaux. Saint-Avold (1788-1790)",, dans la revue Le patrimoine de l'écrit scientifique lorrain, Les Cahiers Lorrains, N°2-3-4, 1989, Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine.
http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/43845/CL_1989_2-3-4_179.pdf?sequence=1
MAZEAU Guillaume, 2016, « Décélérer, soumettre le temps (États généraux, mai-juin 1789) », Écrire l'histoire, 16 | 2016, CNRS Éditions.
https://journals.openedition.org/elh/1063
ROJAS Luc, 2014, « Les forgeurs et les limeurs » face à la machine : la destruction de l'atelier de Jacques Sauvade (1er et 2 septembre 1789) », Dans Annales historiques de la Révolution française 2014/2 (n° 376), pages 27 à 52
SAGNAC Philippe, 1910, . "Les origines de la Révolution. La décomposition de l'Ancien régime (1788-mai 1789)". In: Revue d'histoire moderne et contemporaine, tome 14 N°2, 1910. pp. 153-177;
https://www.persee.fr/docAsPDF/rhmc_0996-2743_1910_num_14_2_4612.pdf
SLIMANI Ahmed, 2012, « Les discours politiques et juridiques en Picardie à la veille de la Révolution française (1788-1789) », Revue du Nord, 2012/1 (n° 394), p. 149-169.
https://www.cairn-int.info/revue-du-nord-2012-1-page-149.htm


